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LA CASE DU MANDOUL

Association d'échanges culturels entre la France et le Tchad

sans papiers ... | 12 septembre 2006






12-09-2006






L'attente prolongée des sans-papiers

Selon
les comités de soutien aux sans-papiers, de nombreuses demandes de
régularisation n'ont pas encore été traitées, alors qu'en juin le
ministère de l'intérieur avait demandé aux préfets de statuer avant la
rentrée scolaire











Plusieurs
milliers de personnes manifestaient, samedi 9 septembre dans les rues
de Paris, pour soutenir les expulsés du squat de Cachan (photo
Guay/AFP).



Dans la circulaire qu'il leur avait adressée le 13 juin dernier,
Nicolas Sarkozy avait prié les préfets de statuer sur les dossiers
déposés par les sans-papiers « avant la rentrée scolaire ». Si les
services du ministère de l'intérieur indiquent que « le traitement de
tous les dossiers sera terminé d'ici à la fin de la semaine
prochaine », la Cimade
(Service œcuménique d'entraide), qui doit communiquer ses éléments
mercredi 13 septembre, et les comités parisiens de soutien aux familles
de sans-papiers sont beaucoup moins optimistes.


« Moins d'un tiers des familles suivies par le Réseau éducation sans frontières (RESF)
dans les 10e, 11e et 20e arrondissements de Paris ont reçu une
réponse », observe Sylvie Basile, parent d'élèves et chargée de
centraliser les chiffres des différents collectifs parisiens. Les
renseignements sur les autres arrondissements ne sont pas encore
remontés.


Seules 14 familles, sur les 67 que suit l'un des plus importants
comités du 10e arrondissement (regroupant cinq écoles primaires), ont
reçu une réponse de la préfecture, indique ce comité. Sur ces 14
familles, 5 ont obtenu un titre de séjour, 3 une décision de rejet et 6
ont obtenu un rendez-vous.

31 autres familles sont dans l'attente d'une décision

31
autres familles sont dans l'attente d'une décision ou d'un rendez-vous
en septembre. « Et on a 22 familles qui n'ont reçu aucun signe de la
préfecture, comme si elles n'avaient jamais déposé de dossiers ! note
un autre parent d'élève, Jean Salamero, membre de RESF. On se demande
même si leur demande va être prise en compte... » Au comité
Lasalle-Rampal (20e arrondissement de Paris), comme dans beaucoup de
collectifs, on dresse le même constat : sur 29 dossiers suivis, seuls 8
sont désormais réglés. Pour 20 d'entre eux, il n'y a toujours pas de
décision et pour un dossier, il n'y a pas eu de rendez-vous.


De son côté, le comité Télégraphe-Pelleport-Tourelles (20e
arrondissement) enregistre à ce jour huit refus et une régularisation,
sur 20 dossiers suivis. Et s'étonne des motifs de rejet invoqués par la
préfecture. « Beaucoup de familles se sont vues déboutées de la
circulaire au motif qu'elles ne justifiaient pas de liens suffisants
avec la France, note une autre mère d'élève, Isabelle Abiven. Or, la
plupart des familles suivies par le comité maîtrisent parfaitement le
français. »


Au cours de l'été, la Cimade a constaté qu'un premier tri était
réalisé dans la plupart des préfectures, l'administration n'acceptant
que les dépôts de demandes entrant dans les trois critères « objectifs
» édictés par la circulaire (résider en France depuis au moins deux
ans, avoir un enfant scolarisé depuis septembre 2005, avoir un enfant
né en France ou arrivé avant l'âge de 13 ans).

Motifs de refus : "le manque de liens avec la France"

À
l'école maternelle Piver, dans le 11e arrondissement, là aussi, la
plupart des motifs de refus reposent sur « le manque de liens avec la
France ». « Comme ce critère est subjectif, commente Magali
Gbaka-Brede, une autre parent d'élève RESF, nous aidons maintenant les
familles à rédiger des lettres argumentées en vue d'un recours gracieux
ou hiérarchique. »


Le Réseau prépare pour la fin du mois de septembre un dépôt
collectif de tous les recours. Mais les chances de succès sont infimes,
la circulaire n'ayant pas force de loi. « Ils ne feront le poids qu'en
s'inscrivant dans le rapport de force, souligne Sarah Belaïsch,
responsable équipes migrants de la Cimade. Les préfectures n'ont pas à
répondre devant un juge administratif de leur décision, et elles ont
l'aval du ministère de l'intérieur, ce qui leur laisse toute latitude.
Les critères ont été laissés à l'appréciation des préfets, et les
motifs de refus, volontairement flous, laissent peu de possibilités de
recours. On aura donc très peu de possibilités d'actions devant les
tribunaux. »


Le 24 juillet, Nicolas Sarkozy avait promis qu'il communiquerait
les chiffres des préfets à l'issue de l'opération de régularisation.
C'est ce qu'il fera le 20 septembre prochain, à l'occasion d'une
conférence de presse. Comme le révélait La Croix le 10 août dernier, 30
000 sans-papiers au total ont déposé un dossier en préfecture cet été
dans l'espoir de voir leur situation régularisée.

Régularisation d'environ 6 000 personnes sur ces 30 000

Nicolas
Sarkozy devrait confirmer la semaine prochaine la régularisation
d'environ 6 000 personnes sur ces 30 000. En juillet, Nicolas Sarkozy
avait précisé que les familles qui répondaient à certains critères de
la circulaire, mais pas à tous, pourraient être régularisées plus tard,
au titre des dispositions de la loi sur l'immigration.


Celles qui ont reçu une décision de rejet devront, en revanche,
quitter le territoire. À plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a promis
qu'il n'hésiterait pas à expulser « tous ceux qui n'auront pas obtenu
une autorisation de séjour ».


Reste que la plupart des familles déboutées de la circulaire
choisiront sans doute de se maintenir sur le territoire et de retourner
à la clandestinité. En octobre dernier, Nicolas Sarkozy avait demandé
aux préfets de ne pas expulser les élèves sans papiers pendant l'année
scolaire. La question se pose à nouveau.



Cyrielle BLAIRE


***

Chronologie


31 octobre 2005 : Nicolas Sarkozy envoie aux préfets une
circulaire leur demandant de surseoir aux expulsions d'élèves sans
papiers jusqu'aux vacances scolaires.



6 juin 2006 : Le ministre de l'intérieur annonce la régularisation « au cas par cas » des parents sans papiers d'enfants scolarisés.



13 juin : Une seconde circulaire aux préfets précise les
critères pouvant donner droit à une admission au séjour « à titre
exceptionnel et humanitaire » (lire l'article ci-contre).



24 juillet : Nicolas Sarkozy annonce que 6 000 personnes
devraient in fine être régularisées et que les autres seront expulsées.
Il prévoit 20 000 demandes.



28 juillet : une lycéenne malienne de 20 ans est expulsée.



13 août : les préfectures mettent un terme à l'opération de régularisation. La Croix révèle que celles-ci ont enregistré 30 000 demandes.



17 août : le plus grand squat de France, le « squat des mille »
à Cachan, est évacué par la police. Plus de la moitié de ses occupants
sont sans papiers.



18 août : les expulsés de Cachan n'ayant pas obtenu d'hébergement d'urgence investissent le gymnase de la ville.



29 août : la sénatrice PC Nicole Borvo demande la création d'une
mission d'information afin d'examiner les retards et les disparités de
traitement des dossiers en préfecture.



30 août : malgré la mobilisation d'une cinquantaine d'élus et de
militants, le lycéen nigérian de 19 ans Jeff Babatunde-Shittun est
expulsé par avion vers le Nigeria. Le lycéen était inscrit, l'an passé,
en première année de CAP au lycée Dorian (Paris 11e). Il faisait
l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière et avait été placé au
centre de rétention administrative de Vincennes.



8 septembre : le maire de Limeil-Brévannes, Joseph Rossignol,
prend un arrêté de réquisition de locaux pour y reloger les anciens
squatteurs de Cachan. Le préfet engage un recours en référé contre
cette réquisition.

 source Journal La Coix

Publié par lacasedumandoul à 22:05:35 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

Viol | 30 août 2006

Les chasseurs de sexes tchadiens à Oum Chalouba
(TchadForum 02/07/2005)


Le viol de la jeune mariée tchadienne sous les yeux de son époux à Oum Chalouba dans le Nord-est par les intouchables militaires du clan du Général-Président a plongé le Tchad et la ville d'Oum Chalouba dans une thérapie collective.

Les tchadiens qui cautionnent, depuis trop longtemps, par leur silence, les actes déviants d'abuseurs d'enfants sont sortis de l'ombre par la voix des jeunes Kréda pour dire haut:Tuez nous tous!

Deux journalistes tchadiens du Journal Indépendant, L'Observateur ont connu un séjour en prison pour avoir accordé leur Tribune à la lettre ouverte des jeunes Kréda. Ces jeunes veulent par leur lettre se libérer d'un secret trop grand pour la region du Nord ou le pouvoir profite de l'inéxistence de la Société Civile pour tenir tout le monde en résidence surveillée. Mais pour y arriver, il a fallu qu'à un moment, ces jeunes disent NON. Non à leur peur, Non à leur honte, Non à leur culpabilité; Non au silence.

Tout tchadien éduqué dans la culture tchadienne ne peut s'empêcher de se poser cette question: Pourquoi une telle humiliation hors de la culture tchadienne?
Lorsque les hommes de Deby ne saccagent pas les récoltes, ne brûlent pas les villages et ne tuent pas leurs semblables, ils pourchassent les femmes rencontrées sur leur passage, violent des jeunes filles tout juste pubères ou des jeunes femmes.

Les habitants d'Oum Chalouba ont peur, si peur pour leurs femmes et filles et ils sont surpris que ce sont des musulamns comme eux qui violent leurs filles, leurs épouses, leurs sœurs, leurs cousines.

Oublie-t-on que dans le Coran, le “zina” ou le viol est interdit et gravement puni?

L'avenir est desormais sombre pour cette jeune fille dont la photo reste en bonne place sur Alwida.info et les autres filles tchadiennes restées encore dans le silence complice.

Aucun jeune homme de leur clan ou d'un autre ne voudra épouser une de ces jeunes filles. Elles le savant et en souffrent déjà. La honte du viol est retombée sur elles, mais aussi sur leur famille. Même si un garçon se déclarait amoureux d'une d'entre elles, la belle-famille s'opposerait au mariage en raison du viol , confirmé la plupart du temps par les parents ou les habitants du village.

Oublie-t-on aussi que dans ces terres d'islam, la virginité d'une jeune fille est sacrée? Les cadres musulmans defendeurs du Code de la famille musulmane ont-ils vu la profanation ?

Si les policiés de Mr Koibla n'avaient pas mis fin à la vie de Faki Saleh, le conservateur fanatique ,ces jeunes femmes auraient été mises en quarantaine au village, voire expulsées, ou peut-être flagellées, selon la loi islamique ?

Au Darfour, toute femme violée, dépend directement du cheikh, le chef de la tribu est tenu de la protéger, comme les organisations humanitaires occidentales l'ont expressément demandé. La plupart du temps, c'est lui, en grand boubou et large turban blancs, qui permet qu'elle se raconte à l'étranger, en toute discrétion, pour éviter l'opprobre du clan.

Le drame de cette fille Kréda est criant au point qu'elle n'a plus aucune nostalgie de voir l'image d'Idriss Deby à la television.

Un tel acte appelle un changement certain dans la manière de penser .Il faut donc un redressement des pratiques indignes en vers les femmes tchadiennes . Tchadiens et tchadiennes y gagneront en humanité, authenticité, dignité et liberté si toute la jeunesse suivait la voie entreprise par les jeunes kréda parce que Dieu ou Allah selon que vous l'attendez n'est ni homme, ni femme, il est Amour et c'est à ce signe qu'il fera route avec nous.


Félix Ngoussou

Félix Ngoussou
[July 01, 2005]





 


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Publié par lacasedumandoul à 21:21:54 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

paludisme ou malaria | 15 juillet 2006

Dans le cycle de vie de Plasmodium falciparum, la fécondation intervient dans l'estomac de l'anophèle, après injestion des gamétocytes lors d'un repas de sang. L'oocyste résultant - photographié ici 10 jours après l'infection, au grossissement 400x - s'enkyste dans la paroi de l'estomac du moustique. A maturité, il libère plusieurs milliers de sporozoïtes qui gagnent les glandes salivaires et seront injectés à la prochaine personne piquée par l'anophèle infecté (WHO/TDR/Taylor-Robinson)

un autre site intéressant :

http://www.genoscope.fr/externe/Francais/Projets/Projet_AK/organisme_AK.html

Publié par lacasedumandoul à 10:41:19 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

paludisme ou malaria | 15 juillet 2006


Le paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes en Afrique et entre 1 et
3 millions de personnes par an
, selon les estimations de l'OMS. Deux milliards
d'individus, soit 40% de la population mondiale, sont exposés
et on estime à 500 millions le nombre de cas cliniques survenant
chaque année. Les moyens de lutte existants sont les médicaments
antipaludiques (dont les plus connus sont la chloroquine ou la quinine) et la
lutte contre les moustiques vecteurs du parasite Plasmodium. Mais la
situation est d'autant plus préoccupante que depuis plusieurs années,
les parasites développent de plus en plus de résistances aux
médicaments
, et que les moustiques développent des résistances
aux insecticides
. Aucun vaccin n'est aujourd'hui disponible.

 

lire la suite sur le site de l'Insitut Pasteur : 

http://www.pasteur.fr/actu/presse/documentation/Paludisme.html 

Publié par lacasedumandoul à 10:24:16 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

La violence ne peut jamais régler les différends, mais le dialogue | 19 mai 2006

ROME, Jeudi 18 mai 2006 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI a plaidé pour « la fin des violences » au Tchad et pour que « vienne le temps de la réconciliation », puisque la violence « ne peut jamais régler les différends ».

Benoît XVI a en effet reçu ce matin au Vatican le nouvel ambassadeur du Tchad près le Saint-Siège, M. Moukhtar Wawa Dahab qui lui présentait ses lettres de créance et lui a remis un message dans ce sens (cf. Ci-dessous in « Documents » pour le texte intégral en français).

« En faisant allusion à la situation difficile que connaît actuellement votre pays, vous avez souhaité, Monsieur l’Ambassadeur, qu’une véritable paix s’y instaure de façon définitive. La paix est une aspiration profonde, présente au cœur de tout homme », soulignait le pape.

Il recommandait : « Il est donc indispensable que tous se sentent engagés à la réaliser de manière authentique et durable, sur des bases solides et justes. Pour cela, le dialogue et la concertation entre toutes les parties concernées sont essentiels. Ils favorisent le bien commun de la nation, en évitant de recourir aux armes pour surmonter les différends, que la violence ne peut jamais régler ».

Le pape soulignait le rôle indispensable du dialogue en ces termes : « En effet, le dialogue est un acte de confiance en tout homme, qui porte en lui la capacité de dépasser les divisions, et c’est lorsque le dialogue n’existe pas que la paix est menacée ».

Par ailleurs, Benoît XVI se réjouissait que le pays soit « engagé dans la consolidation du processus démocratique ».

« Il s’agit, disait-il, d’une démarche de longue haleine, qui nécessite en particulier l’acceptation par tous d’un certain nombre de valeurs, comme la dignité de la personne humaine, le respect des droits de l’homme, le bien commun comme fin et critère de régulation de la vie politique et sociale (cf. Compendium de la doctrine sociale de l’Église, n. 407) ».

« En effet, la personne humaine doit être au centre de toute la vie sociale. Les responsables de l’État et l’ensemble des Autorités civiles ont pour mission de servir les citoyens, en recherchant et en mettant en œuvre ce qui peut contribuer à la bonne marche de la société, selon les principes de la justice », insistait le pape.

Benoît XVI insistait sur la juste distribution des richesses en disant : « Aussi est-il essentiel que la richesse produite par l’exploitation des ressources naturelles soit gérée de manière toujours plus transparente, afin qu’elle soit effectivement utilisée pour le développement intégral et solidaire de la population, et pour l’amélioration de ses conditions de vie ».

Pour l’Église catholique, ajoutait le pape, « une paix véritable n’est possible que par le dialogue fondé sur le pardon et la réconciliation, ainsi que sur le respect des droits de chacun ».

« Toutefois, précisait le pape, elle est aussi convaincue que cela n’exclut pas la nécessité de tenir compte des exigences de la justice et de la vérité, qui sont des conditions d’une authentique réconciliation ».

le pape disait donc souhaiter « un véritable dialogue entre toutes les parties concernées » de façon à ce que « cessent toutes les violences et arrive le temps de la réconciliation, afin de donner à tous les Tchadiens de vivre paisiblement et de construire ensemble une société toujours plus fraternelle et plus solidaire ».

« Pour y parvenir, je souhaite aussi que tous les gouvernants de la région mettent au centre de leurs préoccupations une détermination ferme et assurée en faveur de la paix et de la justice pour le bien de leurs peuples et favorisent entre ceux-ci des relations de bon voisinage et de solidarité », insistait benoît XVI.

A la communauté catholique du Tchad, le pape disait : « Je l’invite à demeurer unie autour de ses Pasteurs et à travailler ardemment à la réconciliation et à la paix ».

M. Moukhtar Wawa Dahab est né en 1950 a Mongo, il est marié et a cinq enfants. Il est pharmacien de formation, et s’est ensuite spécialisé en Gestion, lors de ses études au Maroc. Il a entre autres été ministre de la Communication et porte parole du gouvernement de son pays (2001-2004). Depuis juillet 2004, il est ambassadeur à Paris, où il réside.
ZF06051802

Publié par lacasedumandoul à 11:02:10 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

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