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LA CASE DU MANDOUL

Association d'échanges culturels entre la France et le Tchad

LA GUERRE SAINTE AU SUD DU TCHAD | 11 juillet 2008

TCHAD - 2 juillet 2008 - AFP

Un chef islamiste, "gourou suicidaire" voulant "propager la guerre sainte jusqu'au Danemark" a provoqué dimanche la mort dans le sud du Tchad de 68 adeptes et de 4 gendarmes, en refusant de se rendre après avoir investi un village et brûlé ses cases et églises.

"C'est ce que le Coran m'a dit de faire. Tout musulman doit faire la guerre sainte", a affirmé Cheikh Ahmet Ismael Bichara, âgé de 28 ans et originaire de Mongo (centre du Tchad) lors de sa présentation mercredi à la presse à N'Djamena où il a été transféré après son arrestation.

Petite barbe, taille moyenne, djellabah blanche, le Cheikh, menotté, paraissait tranquille et détaché, sûr de son fait, selon le correspondant de l'AFP présent au commissariat central où ont également été présentés 7 de ses lieutenants.

"Je demande à tous les musulmans de se préparer pour engager une guerre sainte contre les chrétiens et les athées. Moi et mes hommes, nous sommes organisés pour déclarer une guerre sainte au Tchad jusqu'au Danemark", a-t-il écrit dans un manifeste lu aux journalistes sans préciser si l'attaque avait pour motivation la publication de caricatures du prophète Mahomet dans la presse danoise.

Dimanche, quelque 700 fidèles du Cheikh Ahmet Ismael Bichara "ont investi" la localité de Kouno (300 km sud-est de N'Djamena) "brûlant 158 cases, quatre églises, un dispensaire et la gendarmerie", selon le le ministre tchadien de l'Intérieur Ahmat Mahamat Bachir

Une mission officielle "a été dépêchée" sur les lieux mais le prédicateur se disant "envoyé de Dieu et n'ayant pas à discuter avec l'Etat", a refusé de la recevoir, selon le ministre.

Le cheikh a même lancé l'assaut contre la délégation. "C'est alors que les gendarmes pour se défendre ont d'abord tiré des gaz lacrymogènes, mais en face d'eux les assaillants étaient armés de gourdins, de flèches empoisonnées et de sabres", a expliqué le ministre pour justifier l'utilisation d'armes à feu.

"Les forces de l'ordre ont également pu libérer 90 femmes et 121 enfants pris en otage par ce jihadiste", a poursuivi le ministre de l'Intérieur.

Quatre gendarmes ont également été blessés.

De source officielle, Ahmet Ismael Bichara a "fréquenté différentes écoles coraniques": "Il a versé dans l'extrémisme, et il est en désaccord avec le Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad. Lui et ses fidèles se sont enfermés dans leur raisonnement de faire la guerre sainte. C'est le type de gourou suicidaire".

"C'est cette attitude qui les a poussés ses adeptes et lui à lancer son assaut contre les forces de l'ordre", a estimé le ministre de la Communication Mahamat Hissène.

"Il a tourné tout le monde en dérision. Il croit parler avec le prophète", a quant à lui affirmé Jean Alingvué Bawoyeu le ministre de la Justice. Il a ajouté qu'une "enquête judiciaire est ouverte, une équipe d'enquêteurs est envoyée sur le terrain pour faire toute la lumière et le jugement sera fait devant le peuple tchadien".

"Je lance un dernier avertissement, en leur demandant de se conformer à la Constitution. Le Tchad est un Etat laïc, un et indivisible. Je mets en garde quiconque qui sortirait de ce cadre de la laïcité de l'Etat", a encore averti le ministre de l'Intérieur.

Avec 9,9 millions d'habitants dont 80% vivent en zone rurale, le Tchad, un des pays les plus pauvres de la planète, est déjà secoué par des rébellions sporadiques à l'est qui tentent régulièrement de renverser le gouvernement.

L'attaque s'est produite dans le sud animiste chrétien. Le nord est à prépondérance musulmane. Jusqu'à présent, les différentes communautés religieuses, musulmane et chrétienne, cohabitaient plutôt pacifiquement, souvent dans les mêmes villages. Les deux religions sont présentes à Kouno.

 

SOURCE : JEUNE AFRIQUE

Publié par lacasedumandoul à 19:33:10 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

LA BOULE | 22 mai 2008

Le plat national du Tchad

Publié par lacasedumandoul à 19:19:08 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

Pour comprendre la crise au Tchad | 04 février 2008

Des combattants appartenant aux groupes rebelles sont parvenus jusqu'à la capitale, où ils assiégeaient dimanche 3 février le palais présidentiel. Les violents combats de N'Djamena ont amené l'armée française à évacuer des ressortissants étrangers du Tchad


http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2327908&rubId=1094  

Publié par lacasedumandoul à 21:38:31 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

LES TCHADIENS DE FRANCE | 08 décembre 2007

Qui sont les Tchadiens de France ?

Dossier réalisé par Naygotimti Bambé 

Le Tchad n'a pas encore enregistré les charters de ses ressortissants émigrés en France. Pas parce qu'ils n'y en existe pas. Plutôt parce que nos compatriotes résidants dans l'Hexagone se conforment relativement assez bien aux lois du pays d'accueil. Tchad et Culture s'est intéressée à ces «Africains» quelque peu particuliers, qui restent attachés à leur pays malgré leur situation.   

La communauté tchadienne en France se compose d'environ 2500 familles. Si l'on s'essaie à une classification en fonction de la raison de leur présence dans l'Hexagone, on trouvera les études, l'emploi (représentation diplomatique, organisations internationales) et, enfin, les raisons politiques. Même si cette dernière catégorie est plus nombreuse en Afrique, surtout de l'Ouest. Un autre type de classification peut également se faire en fonction de la période d'arrivée en France : il  y a ceux qui sont arrivés avant 1979, ceux qui sont arrivés après cette date et les tous derniers.

Les premiers arrivants en France le sont pour des raisons d'études grâce à des bourses obtenues par l'Etat dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale. Leur seul souci était de réussir leurs études puis de retourner chez eux pour se mettre au service de leur pays. 

D'abord les études

C'est ce qui explique qu'à la fin de leur formation, certains signaient juste des contrats à durée déterminée (CDD). Avec le temps et la précarité de l'emploi, beaucoup parmi eux ne parviennent plus à accéder aux emplois qu'ils refusaient auparavant. Un diplôme datant de plus de 20 ans et non actualisé n'est plus crédible. Pour d'autres, tout ne s'est pas passé comme souhaité. Alors, faut-il rentrer au pays sans diplômes ou demeurer en France ?

A cette époque, ils n'avaient pas beaucoup de difficultés pour se naturaliser Français.  Mais, “ leur orgueil de Tchadien les en a empêché ”.  Plusieurs se qualifient eux-mêmes de nationalistes purs et durs qui ne veulent pas changer de nationalité. Et, comme le dit l'un d'entre eux, “ le Tchadien n'est pas aventurier dans l'âme comme les ressortissants des  pays côtiers de l'Afrique ”.

Pourtant, la naturalisation leur permettrait l'accès à certains droits et avantages. Les Africains des pays côtiers, eux, l'ont compris : ils se sont installés, se sont mariés (à des françaises ou non), se sont acheté des maisons et mènent une vie correcte. Aujourd'hui, certains jeunes sont bien amères avec leurs aînés à cause de cela. “ Etre Français n'enlève rien à ce qui, en moi, est tchadien. Cela ne m'empêche pas d'aider, et même mieux, mes frères qui vivent au Tchad, d'accueillir ceux qui arrivent en France, et de vivre à l'abri des tracasseries pour me consacrer à l'essentiel ”. Notre interlocuteur cite un exemple : “ Un jour, c'est mon épouse qui a dû aider un frère de chez moi en lui donnant le nom du haricot dans notre langue.  Voilà ce à quoi conduit le fait de se couper volontairement de ses origines, sans pour autant être parvenu à intégrer votre terre d'accueil ”.

Certains parmi ces premiers arrivants en France regardent le Tchad avec les yeux des années soixante-dix. Pour eux, le pays n'a pas changé, même pas dans le milieu des jeunes. On en trouve qui rêvent de rentrer au pays pour y convoler en justes noces avec des jeunes filles de chez eux, “ comme si le pays avait arrêté de tourner pour les attendre ”. Après une bière, lorsqu'on parle du pays, ils répondent : “ Non, vraiment,  tu sais... C'est du passé, ça !” Les amis d'enfance ?  “ Ah, oui, je me rappelle, mais vaguement... ”,  etc. 

Victimes de la guerre et de l'instabilité politique

La deuxième vague date de la guerre civile de 1979. Lorsqu'elle a éclaté, toutes les structures de l'administration ont volé en éclat. Chez certains a germé l'idée de fuir cette guerre et d'aller poursuivre leurs études ailleurs, en attendant que le pays retrouve sa stabilité. Ils ont eux-mêmes recherché leur bourse ou l'ont obtenu, pour certains, grâce au Gouvernement d'Union Nationale de Transition (GUNT). Ceux dont la bourse le permet ont fait venir leurs proches, même si cela n'a pas atteint le niveau d'autres ressortissants africains comme ceux du Sénégal ou du Mali. “ Le Tchadien s'assure d'abord lui-même du strict minimum avant de penser aux autres ”, contrairement aux autres qui s'en privent pour investir au pays ou au profit des leurs. “ Avant d'investir au pays, il faut que celui-ci soit fiable et offre les opportunités à ses fils de pouvoir investir”. De plus , ajoute-t-on,  dès que tu envoies un peu d'argent au pays, les parents l'utilisent à leurs propres fins car, il savent  que tu ne peux pas les faire mettre en prison pour cela. 

La naissance du goût de l'aventure

Aujourd'hui, l'idée de l'aventure naît chez les jeunes tchadiens. C'est ici que se retrouve la troisième catégorie. La précarité de la vie, l'absence de débouchés et les injustices de tout genre subies au Tchad ont poussé les jeunes à la recherche de possibilités d'émigration. Même si la raison première avancée reste les études, il y a aussi la volonté de se mettre à l'abri, d'avoir les possibilités d'exercer sa profession ailleurs. Beaucoup s'en sortent plutôt bien car ils se sont préparés à affronter toutes les difficultés.

L'instabilité politique est l'une des raisons de la présence en France de beaucoup de Tchadiens. Malgré cela, l'espoir de retourner au pays se lit dans les visages, même 20 ans après. Mais le Tchad n'a pas changé et la situation socio-économique demeure bien désastreuse.

L'écrasante majorité des Tchadiens vivant en France sont des diplômés. Ils se retrouvent dans plusieurs secteurs de la vie. Mais la loi du marché a contraint certains à se reconvertir dans des secteurs qui présentent encore des ouvertures. Il faut bien vivre. Aujourd'hui, on compte parmi la colonie tchadienne des sans domicile fixe (SDF). A force de se contenter de petits boulots précaires, les difficultés s'enchaînent. Car, pour avoir un logement, il faut disposer de ressources et donc présenter une fiche de paie. Pour avoir sa fiche de paie, il faut avoir ses papiers en règle (carte de séjour, par exemple) et un emploi. Et l'on sombre vite dans la situation de SDF. 

Dans le secteur de la santé, par exemple, une grande vague de médecins est venue des pays de l'Est. Mais si, au début, ils pouvaient accéder assez facilement à un emploi, la loi Simone Veil, alors ministre de la Santé, a un peu freiné cette tendance. Ladite loi a non seulement imposé le passage d'un concours pour être accepté comme interne des hôpitaux, mais ce concours ne donne accès qu'au statut de praticien contractuel adjoint. Après quoi, il faut à nouveau passer le concours de praticien hospitalier.

La France abrite aussi des opposants politiques. Il y en a qui sont restés en France parfois pour raison familiale ou parce que ayant milité dans les mouvements étudiants, ils n'étaient pas en odeur de sainteté avec les pouvoirs d'alors qui leur ont coupé les bourses. Pour leurs compatriotes, les réfugiés politiques ne font pas entendre la voix de l'opposition. “ On est tenté de les qualifier de réfugiés économiques parce qu'ils ne jouent pas leur rôle à l'exemple des Ivoiriens, Algériens, Iraniens, Congolais ”. Ceux-là sensibilisent leurs compatriotes et l'opinion française, envoient des correspondances, distribuent des tracts. Les Ivoiriens, par exemple, ont lancé une pétition contre la politique de l'ivoirité en 1999. Certains ont presqu'élu domicile au Trocadéro dans le XVIe arrondissement. Chez les Tchadiens, rien de tout cela, déclarent certains. 

Une communauté discrète

Comment les Tchadiens de France sont-ils informés de ce qui se passe au pays ? Par le téléphone, Internet, le mail, par certains journaux ou par des compatriotes arrivant du Tchad. “ L'idéal, déclare l'un d'entre eux, ce serait d'avoir un journal ”. Et comment joindre les Tchadiens de France ?  “ Par le bouche-à-oreille, comme au village ”. Il y a quand même le téléphone !  “ Mais, dit un compatriote, le Tchadien est un homme replié sur soi, méfiant et qui a peur que l'on raconte sa vie en France. Pourtant, même si la plupart ne vivent pas sur l'or, nous ne gagnons pas trop mal et dignement notre vie et dans le respect des lois de notre pays d'accueil ”.

Et la représentation diplomatique tchadienne en France ? Elle n'a pas l'initiative des contacts et les Tchadiens eux-mêmes déclarent ignorer ce qui s'y passe. L'un de nos interlocuteurs dira qu'il est en France depuis 3 ans et demi, un autre depuis dix-sept ans, mais, aucun n'a jamais reçu la moindre correspondance  de l'ambassade du Tchad à Paris. Ils reprochent au personnel de la représentation sa nonchalance, voire un quasi-mépris lorsqu'ils s'y rendent pour l'établissement de certains documents administratifs.  Conséquence : “ il vaut mieux l'ignorer”.

N.B. 

 

SOURCE: TCHAD ET CULTURE

Publié par lacasedumandoul à 21:17:06 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

COMBATS DANS L'EST DU TCHAD | 26 novembre 2007

Combats dans l'Est du Tchad entre l'armée et les rebelles de l'UFDD
TCHAD - 26 novembre 2007 - AFP
Des combats ont éclaté lundi matin dans l'est du Tchad entre l'armée tchadienne et une rébellion signataire d'un accord de paix avec les autorités de N'Djamena, l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), a-t-on appris de sources rebelle et militaires.

 

"Les combats se déroulent depuis ce (lundi) matin et se poursuivent", a déclaré à l'AFP le président de l'UFDD Mahamat Nouri, joint sur téléphone satellitaire.

Des sources militaires interrogées par l'AFP ont confirmé qu'il y avait des accrochages entre les forces gouvernementales et les rebelles de l'UFDD depuis le début de matinée.

L'armée et les rebelles s'affrontent entre Abou Goulem et Am-Zoer, deux localités situées à moins d'une centaine de kilomètres à l'est d'Abéché, la principale ville de l'est du Tchad, en direction de la frontière soudanaise.

L'UFDD, l'une des principales rébellions hostiles au président tchadien Idriss Deby Itno, avait signé le 25 octobre à Syrte, en Libye, en compagnie de trois autres groupes armés, un accord de paix avec les autorités de N'Djamena dont la mise en oeuvre n'avait pas commencé.

Dimanche, le gouvernement tchadien avait accusé les chefs de deux rébellions tchadiennes d'avoir violé cet accord de paix, en attaquant samedi une localité de l'est tchadien.

"Après leur déclaration à la presse remettant en cause l'accord de Syrte, Mahamat Nouri et Timan Erdimi ont pris la lourde responsabilité de violer cet accord de paix", a affirmé le gouvernement. dans un oommuniqué

Mahamat Nouri, président de l'UFDD, et Timan Erdimi, chef du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), avaient accusé vendredi N'Djamena de n'avoir rien fait pour mettre en application l'accord de Syrte et prévenu que le cessez-le-feu deviendrait caduc à compter de dimanche.

"Leurs éléments ont franchi la frontière Tchad-Soudan pour attaquer des gendarmes chargés de la protection des camps de réfugiés dans quelques petites localités frontalières dont Hadjer Hadid" samedi matin, selon le communiqué du gouvernement.

Un échange de tirs a brièvement opposé samedi après-midi un groupe d'hommes armés à des gendarmes tchadiens à Hadjer Hadid, à une centaine de km à l'est d'Abéché, principale ville de l'est tchadien, selon des sources concordantes.

Un responsable de l'UFDD, interrogé par l'AFP, a admis que certains de ses éléments étaient impliqués dans l'incident, qui a été qualifié de "mineur" par une autorité locale.

"Ce sont bien nos troupes (qui sont concernées), mais ce n'est pas une attaque. Nos troupes étaient juste à la recherche d'un point d'eau", a-t-il déclaré sous le couvert de l'anonymat, sans donner plus de précisions.

Publié par lacasedumandoul à 22:00:22 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

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