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LA CASE DU MANDOUL

Association d'échanges culturels entre la France et le Tchad

Tchad : Benoît XVI exhorte les évêques à mener une vie de « sainteté » | 28 septembre 2006

Message aux évêques en visite ad limina (1)



ROME,
Mardi 26 septembre 2006 – « La sainteté
de votre vie fera de vous des signes authentiques de
l'amour de Dieu », a déclaré Benoît XVI aux évêques
du Tchad qu'il a reçus ensemble samedi dernier, 23 septembre,
à Castel Gandolfo, à l'issue de leur visite ad limina
(cf. Zenit du 21 septembre).



Le pape a également abordé la
formation des futurs prêtres, l'urgence de la pastorale de la
famille et du mariage, spécialement pour les jeunes, et il
a salué l'engagement caritatif, en particulier des religieuses.



Après avoir remercié
le président de la conférence des évêques du Tchad, Mgr
Jean-Claude Bouchard, évêque de Pala, « pour sa présentation des
réalités ecclésiales dans votre pays », le pape disait :
« En rentrant dans vos diocèses, apportez aux prêtres, aux
consacrés, aux catéchistes et à tous les fidèles, mon salut
affectueux et l'assurance de ma proximité spirituelle ainsi que mes
encouragements pour leur vie chrétienne! »



Le pape ajoutait : «
A l'image du Christ, Bon Pasteur, vous êtes envoyés pour
être missionnaires de la Bonne Nouvelle. Continuez à remplir cette
charge dans la confiance et avec courage! La sainteté de
votre vie fera de vous des signes authentiques de l'amour
de Dieu. Par la proclamation de l'Évangile, guidez vos communautés
à la rencontre du Seigneur et aidez-les à témoigner de
leur espérance, en contribuant à l'établissement d'une société plus juste,
fondée sur la réconciliation et sur l'unité entre tous! »




Le pape encourageait « la participation régulière des fidèles aux
sacrements, notamment l'Eucharistie », en évoquant le premier Congrès eucharistique
national célébré à Moundou début 2006.



Il ajoutait : « Une
solide formation religieuse, fondée sur de fortes convictions spirituelles, permettra
aux fidèles de mener une existence conforme aux engagements de
leur Baptême et de témoigner des valeurs chrétiennes dans la
société ».



A l'intention des prêtres, le pape ajoutait : «
Dès leur formation, les prêtres seront donc incités à s'engager
toujours plus intimement dans l'amitié que le Seigneur ne cesse
de leur proposer. Pour assurer une telle formation dans les
meilleures conditions, je vous invite à veiller attentivement sur vos
séminaires, stimulant les formateurs dans leur tâche de discernement des
vocations. L'amitié avec le Christ exige une recherche constante et
joyeuse de communion de pensée, de volonté et d'action avec
Lui, dans une obéissance humble et fidèle. Cette communion pourra
se réaliser dans la mesure où le prêtre sera un
authentique homme de prière ».



Pour ce qui est de
la pastorale, le pape rappelait « l'urgence de proclamer la
vérité intégrale sur le mariage et sur la famille ».




Le pape insistait tout spécialement sur la formation des jeunes
en disant: « Une sérieuse formation des jeunes favorisera un
renouveau de la pastorale familiale et contribuera à lever les
difficultés d'ordre social, culturel ou économique qui, pour de nombreux
fidèles, sont des obstacles au mariage chrétien. Tout en préservant
les valeurs essentielles de la famille africaine, puissent les jeunes
de votre pays accueillir dans leur vie la beauté et
la grandeur du mariage chrétien qui, dans son unicité, suppose
un amour indissoluble et fidèle des époux ».



Soulignant par ailleurs
l'importance de l'action caritative, le pape disait : « Ma
reconnaissance va à toutes les personnes, particulièrement aux religieuses, qui,
dans vos diocèses, exercent une activité caritative au service du
développement, de l'éducation et de la santé, ainsi que de
l'accueil des réfugiés. En favorisant une authentique solidarité avec les
personnes dans le besoin, sans aucune distinction d'origine, qu'elles n'oublient
pas la spécificité ecclésiale de leurs activités et qu'elles renforcent
leur conscience d'être des témoins crédibles du Christ auprès de
leurs frères et de leurs sœurs ».

ZF06092604 (ZENIT.org)

Publié par lacasedumandoul à 22:08:40 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

Les évêques du Tchad en visite ad limina | 23 septembre 2006

ROME,
Jeudi 21 septembre 2006 – Trois évêques du
Tchad ont été reçus par Benoît XVI jeudi matin à
Castel Gandolfo : les évêques du Tchad ont en effet
entamé cette semaine leur visite ad limina au Vatican.



Les trois
pasteurs sont Mgr Joachim Kouraleyo Tarounga, évêque de Moundou, Mgr
Edmond Djitangar, évêque de Sarh, et P. Henry Coudray, jésuite
et préfet apostolique de Mongo.



La dernière visite des évêques du
Tchad remonte à 1999 : le déclage est dû à
la célébration du Jubilé de l'an 2000.



En mai dernier, les
évêques du Tchad ont demandé « à tous de mettre
en œuvre leurs ressources pour éviter au peuple tchadien la
catastrophe nationale vers laquelle est en train de le conduire
le raidissement de position des parties en présence » (cf.
Zenit, 7 mai 2006).



La religion la plus répandue au Tchad
est l'islam. L'implantation du catholicisme au Tchad, dans les années
trente a été relativement tardive. Le Tchad dépendait alors du
vicariat catholique de Khartoum au Soudan, sous la responsabilité des
Italiens.



En 1929, deux Pères Spiritains venus de Bangui s'installèrent à
Kou, non loin de l'actuel Moundou.



C'est le 22 mars 1946
qu'un décret du Vatican a créé les trois premières juridictions
pour les Jésuites, les Oblats de Marie et les Capucins
en quatre diocèses : Fort-Lamy, Fort-Archambault, Moundou et Pala. Le
pays compte aujourd'hui huit diocèses.



Le pape Jean-Paul II a
effectué une visite apostolique au Tchad le 31 janvier 1990.


ZF06092102 (ZENIT.org)

Publié par lacasedumandoul à 08:24:21 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

La situation actuelle au Tchad | 22 septembre 2006









22/09 :Tchad: Des avions français ont pillonné nos positions à Hadjar Marfaine (Communiqué)


Le Haut Commandement Militaire Unifie de l Opposition Tchadienne porte a la connaissance de l opinion nationale et internationale qu en ce jour 22/09/2006 entre 8h30 et 9h30 deux avions Mirage et Jaguar francais ainsi que deux helicoptaires de combat des troupes de Deby ont pillonné nos positions a Hadjar Marfaine.

Nous confirmons une fois de plus que les declarations des autorites francaises dans les ondes de RFI ce jour niant toute implication des forces francaises aux cotes de Deby dans le conflit tchado-tchadien sont en contradiction avec leurs actes. Il est deplorable que nos multiples appels a la retenue ne soient toujours pas entendus.

Apres avoir impose Deby contre vents et marais, se rangeant systematiquement a ses cotes contre les partis politiques de l oppostion de l interieur et la Societe Civile, approuvant le tripotage de la Constitution, cautionnant des elections illegales et truquees, anhilant ainsi toute possibilite d alternance democratique et toute ouveture au dialogue, voila que la France de Chirac continue a larguer des missiles et obus sur le peuple tchadien comme en avril 2006 lors de l assaut de nos forces sur NDjamena.

Nous prenons ainsi a temoin l opinion nationale et internationale sur la persistence des comportements negatifs de la France qui risquent de conduire fatalement a une escalade qui pourraient nuire aux interets reciproques de nos deux pays.

Le Coordonnateur General des Forces de l Opposition Tchadienne
MAHAMAT ALHASSAN INGHAZ (KOKIS)


Source: Alwihda -

Publié par lacasedumandoul à 20:47:24 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (1) |

Affrontement à l'ouest du Tchad | 22 septembre 2006









22/09 :Tchad:Lourdes pertes pour les forces gouvernementales selon le Haut Commandement Militaire Unifié de l'opposition.


 COMMUNIQUE MILITAIRE

Faisant suite a son communique n°2/HCMU/06,tchadienne vous livre les précisions ci-apres:

. L'attaque sur le flanc Ouest de Hadjer Marfaine a été menée par le général Abderahim Bahar Itno,Commandant de la Garde Républicaine et le général Moussa Sougui et sur le côté nord par les colonels Djounga Chérif et Bichara Soubaou.

Parmi les officiers supérieurs faits prisonniers :

- Colonel Karim Sabi,Commandant Régiment Garde
Républicaine (GR)
- Capitaine Abakar Ali,Chef section(GR)
- Lieutenant Daoud Aboud Sagour,Officier de
renseignements(GR)
- Commandant Mahamat Aboud Icheguir,Commandant Garde
Nomade du Tchad,Adré

Parmi les officiers supérieurs décédés:

- Colonel Dillo Karim,Commandant des operations,Tiné
- Colonel Hassan Moursal,Commandant de Régiment
militaire,Faya
- Colonel Hachim Kidje,Commandant des opérations Guéreda.

Tout en regrettant que des tchadiens tombent de part et
d'autre sur le champs de bataille,le Haut Commandement Militaire Unifié appelle les officiers et hommes de troupe de l'armée tchadienne à prendre conscience qu'il est inutile de mourir pour défendre un régime sanguinaire à
l'agonie, connu pour sa dictature,sa gestion clanique de la chose publique et son mépris pour les droits élémentaires humains.

Dans tous les cas la victoire de notre peuple est certaine et proche,in cha Allah.

Le Coordonnateur Général des Forces de l'Opposition tchadienne
MAHAMAT ALHASSANE INGHAZ(KOKIS)


Source: Alwihda -

Publié par lacasedumandoul à 16:55:17 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

Darfour : épreuve de force diplomatique | 20 septembre 2006

Le gouvernement soudanais bloque l'envoi de
casques bleus au Darfour, objet d'une crise complexe alors qu'une
catastrophe humanitaire menace la région

Pourquoi l'ONU ne peut-elle pas envoyer des casques bleus au Darfour ?

Bien
que le Conseil de sécurité de l'ONU ait approuvé, le 31 août, le
déploiement de 17 000 casques bleus au Darfour pour mettre fin à la
guerre civile, c'est finalement un maintien de la force de l'Union
africaine, déjà présente mais critiquée pour son impuissance, qui
devrait être décidé au siège de l'ONU. Son mandat, qui devait s'achever
le 30 septembre, devrait être prolongé de trois mois.


Le président soudanais Omar Al Béchir refuse en effet toujours
l'arrivée de forces onusiennes, affirmant qu'elle constituerait une
violation de la souveraineté du pays. Les analystes estiment que le
gouvernement soudanais craint qu'un déploiement des forces de l'ONU
ouvre la voie à l'arrestation de hauts responsables soudanais accusés
d'avoir commis des crimes contre la population civile au Darfour. Même
si, comme l'a déclaré mardi George W. Bush, « la crédibilité des
Nations unies est en jeu », il semble clair qu'aucun État membre de
l'ONU n'est prêt à fournir des troupes pour une intervention au Darfour
si Khartoum s'y oppose.


Les Occidentaux et les responsables onusiens considèrent donc comme
un moindre mal la présence prolongée des 7 000 hommes sous-équipés de
la force africaine, qui assurent un minimum de protection aux
populations civiles. Par ailleurs, même si Khartoum changeait soudain
d'avis et autorisait le déploiement d'une force de l'ONU, celle-ci ne
pourrait arriver sur le terrain avant janvier au plus tôt.

L'accord de paix du 5 mai est-il caduc ?

«
L'accord de paix sur le Darfour n'a que quatre mois, mais il est
presque mort. Il est dans le coma. Il aurait besoin d'un traitement
intensif, mais il ne reçoit aucun soin. » Tel est le diagnostic dressé
lundi dernier devant le Conseil de sécurité par l'iconoclaste
représentant de l'ONU au Soudan, le Néerlandais Jan Pronk. Conclu sous
forte pression américaine le 5 mai dernier à Abuja (Nigeria), l'accord
n'a été signé que par Minni Minnawi, le chef du principal groupe
rebelle, le Mouvement de libération du Soudan (SLM), récompensé par un
poste de « conseiller spécial » du président soudanais,et par un
entretien avec George W. Bush en juillet à la Maison-Blanche.


Lâché par une partie de ses troupes qu'il n'avait pas cru bon de
consulter, Minnawi a atomisé le front rebelle. Les groupes armés non
signataires ont été exclus des institutions, et notamment de la
commission sur le cessez-le-feu, et n'ont pas tardé à reprendre les
armes. De son côté, le régime de Khartoum a relancé ses attaques visant
les zones rebelles, sans égard pour les civils. L'accord d'Abuja, tel
qu'il est, apparaît donc dépassé, et seules de nouvelles discussions,
précédées d'un cessez-le-feu, semblent pouvoir débloquer le processus
de paix.

L'enjeu pétrolier interfère-t-il dans le conflit ?

Depuis
1999 et la remontée des cours du pétrole, les réserves africaines, et
notamment soudanaises, intéressent les pays consommateurs. Au premier
rang, la Chine, qui pour nourrir sa croissance s'assure
l'approvisionnement de pays producteurs en dehors d'un Moyen-Orient
jugé trop risqué. « Le Soudan fournit 7% des importations de brut de
Pékin », estime Philippe Sébille-Lopez, auteur de Géopolitiques du pétrole
(Éd. Armand Colin). Dans ce contexte, l'abstention de la Chine, début
septembre, lors du vote à l'ONU sur l'envoi de casques bleus au
Darfour, peut être comprise comme une volonté de ne pas froisser un
fournisseur précieux.


La production de pétrole du Soudan est montée de 250 000 barils par
jour en 2003 à 500 000 b/j cette année. Ce pétrole est exploité
notamment par les compagnies chinoises CNPC, indienne ONGC et malaise
Petronas. « Des Chinois, sans doute des militaires, ont aussi construit
l'oléoduc de 1 500 km qui permet d'acheminer depuis avril le pétrole du
bassin du sud-ouest jusqu'à Port Soudan », ajoute Philippe
Sébille-Lopez.


À ce jour, il semble que ce soit surtout le sud du pays qui regorge
d'hydrocarbures, la région du Darfour n'ayant pas de réserves connues.
Celles de l'ensemble du pays sont estimées à 6,5 milliards de barils,
mais une grande partie du sous-sol reste inexplorée. Aujourd'hui, avec
un baril supérieur à 70 dollars, le pouvoir à Khartoum engrange des
recettes importantes, lui permettant notamment de s'armer et de
soutenir ses amis.

Quelle est la situation au sud du Soudan ?

Au
sud du Soudan, un accord de paix a mis fin en 2005 à 21 ans de guerre
civile. L'ancien chef rebelle Salva Kiir, aujourd'hui premier
vice-président du pays, s'est clairement démarqué du président Al
Béchir à propos du Darfour. Leader du Mouvement populaire de libération
du Soudan (SPLM), il a plaidé pour le déploiement de casques bleus et
critiqué l'attitude du régime.


Le SPLM n'a pas suffisamment de pouvoir au sein de l'appareil
d'État pour infléchir sa position, et ne peut se permettre une rupture
avec le Congrès national. Néanmoins, ce désaccord sur un sujet aussi
crucial risque d'avoir un effet négatif sur la mise en œuvre de
l'accord de paix au Sud. « À part quelques améliorations sur le plan de
la sécurité, les progrès sont rares en ce qui concerne le partage du
pouvoir et des richesses », notait en juillet Kofi Annan, le secrétaire
général de l'ONU. Si l'on ne craint plus une reprise du conflit dans
cette région, le processus semble en panne. Certains observateurs
redoutent qu'une partie des 12 000 soldats de l'ONU déployés au sud du
Soudan puisse être envoyée au Darfour, en cas d'accord à l'ONU.

Quel est l'impact sur le Tchad voisin ?

Après
une accalmie de quelques mois, la tension s'est brusquement ravivée
depuis une dizaine de jours dans l'est du Tchad, où l'armée a engagé le
combat sur plusieurs fronts face à des rébellions divisées. Surprises
en avril par une offensive repoussée à N'Djamena et à Adré, à la
frontière du Darfour, les forces gouvernementales ont cette fois pris
l'initiative, s'attaquant à des groupes rebelles basés dans les zones
frontalières. On ignore à ce jour l'issue de cette offensive.


Selon plusieurs groupes rebelles, les zones de combat sont
survolées par des avions de l'armée française, qui fournit depuis le
début de la crise du renseignement et une aide logistique à l'armée
tchadienne. Il semble que l'offensive au Darfour ait joué un rôle dans
cette situation, en forçant les rebelles tchadiens, qui y ont leur base
arrière, à franchir la frontière vers le Tchad.



Pierre COCHEZ et Laurent D'ERSU

 http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2281424&rubId=4077

Publié par lacasedumandoul à 22:25:09 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

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