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LA CASE DU MANDOUL

Association d'échanges culturels entre la France et le Tchad

Musique | 05 octobre 2006

BALAFON

Publié par lacasedumandoul à 18:37:27 dans MUSIQUE TRADITIONNELLE | Commentaires (0) |

Tchad/Darfour : Le « précieux devoir des chrétiens », sauver les musulmans | 29 septembre 2006


L'archevêque de N'Djamena se confie à Fides



ROME,
Jeudi 28 septembre 2006  – « Nous n'avons
pas le choix: c'est notre précieux devoir de chrétiens d'intervenir
pour sauver nos frères musulmans » affirme, dans les colonnes
de l'agence vaticane Fides, l'archevêque de N'Djamena, Mgr Matthias
N'Gartéri Mayadi, en commentant la présence de 200.000 réfugiés du
Darfour au Tchad.



« Nous travaillons dans une situation difficile
mais l'espérance d'un avenir meilleur ne nous quittera jamais »,
a expliqué l'archevêque de N'Djamena, capitale du Tchad, qui se
trouvait à Rome pour la visite ad limina.



« Le
Tchad se trouve dans une situation de guerre depuis la
première rébellion en 1965 et depuis 4 ans nous avons
eu une recrudescence de guérillas dans la partie Est du
pays. Le 13 avril de cette année nous avons vécu
des moments dramatiques, lorsque les rebelles ont pénétré à l'intérieur
de la capitale, d'où ils ont ensuite été chassés »
explique l'archevêque. « Comme Eglise nous nous sentons engagés dans
la réconciliation nationale : nous voulons contribuer à apporter la
paix parmi tous les citoyens autant à l'intérieur qu'à l'extérieur
du pays, dans le gouvernement, parmi les rebelles et l'opposition
politique. Et c'est cela la signification de notre déclaration, publiée
peu avant les dernières élections, par laquelle nous demandons à
tous les responsables politiques et militaires de donner la preuve
de leur modération afin de préserver la vie des personnes,
la paix et la concorde nationale » (cf. Fides 3
mai 2006).



Mgr Mayadi souligne que « la guerre a
accentué la désagrégation entre les ethnies. Si les rebelles sont
divisés entre eux et n'ont pas réussi à créer un
front unique c'est à cause des divisions ethniques et régionales.
Cela nous conduit à réaffirmer notre engagement pour surmonter les
divisions du pays, en vue de la consolidation de l'unité
et de la paix durable. L'une et l'autre sont intimement
liées : sans une paix définitive il ne pourra jamais
y avoir d'unité nationale ».



Une autre urgence sérieuse à
laquelle le pays doit faire face est celle des 200.000
réfugiés provenant du Darfour (Ouest du Soudan) qui sont accueillis
dans les camps de réfugiés de l'est du Tchad. L'Eglise
est en première ligne dans l'aide à apporter à ces
personnes, ainsi que l'explique l'archevêque de N'Djamena : « Depuis
le début de l'urgence la seule organisation nationale capable de
la gérer a été la « Sécadev » (la Caritas
tchadienne) que nous avons chargé de diriger deux camps pour
réfugiés. A côté de la « Sécadev » travaille le
« Jesuit Refugees Service », surtout en ce qui concerne
l'éducation des enfants des deux camps, auxquels s'ajoutera bientôt un
troisième. On nous a en effet demandé d'augmenter notre présence
vu le flux continuel! de réfugiés. Nous réfléchissons sur la
façon de répondre au mieux aux nouvelles demandes d'aide qui
nous parviennent depuis l'Est du pays ».



« Malgré nos
ressources limitées » - continue l'archevêque - « nous sommes
convaincus qu'il est extrêmement important de donner une réponse concrète
à ces demandes d'aide parce qu'il y a des vies
humaines en danger. On pourrait penser que parmi les réfugiés
il y a des chrétiens. Non, au contraire, il n'y
a pas de chrétiens : les réfugiés du Darfour sont
tous musulmans. C'est donc une occasion de montrer encore une
fois que l'Eglise catholique ne prend pas position contre une
religion ou une ethnie. Nous intervenons parce qu'il y a
des vies humaines en jeu. Quand quelqu'un souffre, pour nous
c'est le Christ qui nous appelle à son secours. Nous
n'avons donc pas le choix : c'est notre précieux devoir
de chrétiens d'intervenir pour sauver nos frères musulmans ».



« Les
rapports avec les musulmans ne sont ni bons ni mauvais.
Nous souhaitons des rapports beaucoup plus fraternels comme c'est le
cas par exemple en Afrique occidentale, ou aussi au Niger,
notre voisin, ou au Burkina Faso », dit Mgr Mayadi.



Selon
l'archevêque de N'Djamena, enfin, les missionnaires ont encore beaucoup à
faire au Tchad : « Depuis 1957, l'année où le
premier prêtre tchadien a été ordonné, jusqu'à aujourd'hui, au moins
150 prêtres locaux ont été ordonnés, parmi lesquels environ une
centaine sont encore en activité. Les missionnaires ont exercé un
rôle essentiel dans la fondation de l'Eglise au Tchad. Je
crois que leur présence est encore fondamentale, surtout pour témoigner
de l'universalité de l'Eglise catholique. Voir un missionnaire européen, mais
aussi désormais asiatique, latino-américain, ou d'un autre pays africain, aide
nos fidèles à se sentir membre de la grande famille
qu'est l'Eglise universelle ».

ZF06092808 (ZENIT.org)

Publié par lacasedumandoul à 20:28:15 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (1) |

Tchad : Benoît XVI se réjouit des « bonnes relations entre chrétiens et musulmans » | 28 septembre 2006


Message aux évêques en visite ad limina (2)



ROME,
Mardi 26 septembre 2006  – Benoît XVI se
réjouit des « bonnes relations entre chrétiens et musulmans »
Tchad et il encourage la « connaissance mutuelle ».



Dans le
message qu'il a remis aux évêques du Tchad en visite
ad limina, qu'il a reçus ensemble à Castel Gandolfo samedi
dernier 23 septembre, le pape a en effet souligné :
« Je me réjouis de savoir que dans votre pays
les relations entre chrétiens et musulmans sont généralement bonnes, grâce
notamment à la recherche d'une meilleure connaissance mutuelle ».



« Je
vous encourage donc, insistait le pape, à poursuivre les collaborations
dans un esprit de dialogue sincère et de respect réciproque,
afin d'aider chacun à mener une vie conforme à la
dignité reçue de Dieu, avec le souci d'une authentique solidarité
et d'un développement harmonieux de la société ».



Benoît XVI faisait
également allusion au risque de violences au sein de la
société tchadienne en recommandant : « La reconnaissance de la
dignité de chacun, de l'identité de chaque groupe humain et
religieux, et de sa liberté à pratiquer sa religion, fait
partie des valeurs communes de paix et de justice qui
doivent être promues par tous et dans lesquelles les responsables
de la société civile ont un rôle important à jouer
».



Le pape concluait : « Je confie votre pays à
la protection maternelle de Notre-Dame, Reine de l'Afrique. Qu'elle intercède
auprès de son Fils pour obtenir la paix et la
justice sur ce continent si éprouvé. À vous tous, j'accorde
de grand cœur la Bénédiction apostolique, ainsi qu'aux prêtres, aux
religieux, aux religieuses, aux catéchistes et à tous les fidèles
de vos diocèses ».

ZF06092605 (ZENIT.org)

Publié par lacasedumandoul à 22:09:11 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

Tchad : Benoît XVI exhorte les évêques à mener une vie de « sainteté » | 28 septembre 2006

Message aux évêques en visite ad limina (1)



ROME,
Mardi 26 septembre 2006 – « La sainteté
de votre vie fera de vous des signes authentiques de
l'amour de Dieu », a déclaré Benoît XVI aux évêques
du Tchad qu'il a reçus ensemble samedi dernier, 23 septembre,
à Castel Gandolfo, à l'issue de leur visite ad limina
(cf. Zenit du 21 septembre).



Le pape a également abordé la
formation des futurs prêtres, l'urgence de la pastorale de la
famille et du mariage, spécialement pour les jeunes, et il
a salué l'engagement caritatif, en particulier des religieuses.



Après avoir remercié
le président de la conférence des évêques du Tchad, Mgr
Jean-Claude Bouchard, évêque de Pala, « pour sa présentation des
réalités ecclésiales dans votre pays », le pape disait :
« En rentrant dans vos diocèses, apportez aux prêtres, aux
consacrés, aux catéchistes et à tous les fidèles, mon salut
affectueux et l'assurance de ma proximité spirituelle ainsi que mes
encouragements pour leur vie chrétienne! »



Le pape ajoutait : «
A l'image du Christ, Bon Pasteur, vous êtes envoyés pour
être missionnaires de la Bonne Nouvelle. Continuez à remplir cette
charge dans la confiance et avec courage! La sainteté de
votre vie fera de vous des signes authentiques de l'amour
de Dieu. Par la proclamation de l'Évangile, guidez vos communautés
à la rencontre du Seigneur et aidez-les à témoigner de
leur espérance, en contribuant à l'établissement d'une société plus juste,
fondée sur la réconciliation et sur l'unité entre tous! »




Le pape encourageait « la participation régulière des fidèles aux
sacrements, notamment l'Eucharistie », en évoquant le premier Congrès eucharistique
national célébré à Moundou début 2006.



Il ajoutait : « Une
solide formation religieuse, fondée sur de fortes convictions spirituelles, permettra
aux fidèles de mener une existence conforme aux engagements de
leur Baptême et de témoigner des valeurs chrétiennes dans la
société ».



A l'intention des prêtres, le pape ajoutait : «
Dès leur formation, les prêtres seront donc incités à s'engager
toujours plus intimement dans l'amitié que le Seigneur ne cesse
de leur proposer. Pour assurer une telle formation dans les
meilleures conditions, je vous invite à veiller attentivement sur vos
séminaires, stimulant les formateurs dans leur tâche de discernement des
vocations. L'amitié avec le Christ exige une recherche constante et
joyeuse de communion de pensée, de volonté et d'action avec
Lui, dans une obéissance humble et fidèle. Cette communion pourra
se réaliser dans la mesure où le prêtre sera un
authentique homme de prière ».



Pour ce qui est de
la pastorale, le pape rappelait « l'urgence de proclamer la
vérité intégrale sur le mariage et sur la famille ».




Le pape insistait tout spécialement sur la formation des jeunes
en disant: « Une sérieuse formation des jeunes favorisera un
renouveau de la pastorale familiale et contribuera à lever les
difficultés d'ordre social, culturel ou économique qui, pour de nombreux
fidèles, sont des obstacles au mariage chrétien. Tout en préservant
les valeurs essentielles de la famille africaine, puissent les jeunes
de votre pays accueillir dans leur vie la beauté et
la grandeur du mariage chrétien qui, dans son unicité, suppose
un amour indissoluble et fidèle des époux ».



Soulignant par ailleurs
l'importance de l'action caritative, le pape disait : « Ma
reconnaissance va à toutes les personnes, particulièrement aux religieuses, qui,
dans vos diocèses, exercent une activité caritative au service du
développement, de l'éducation et de la santé, ainsi que de
l'accueil des réfugiés. En favorisant une authentique solidarité avec les
personnes dans le besoin, sans aucune distinction d'origine, qu'elles n'oublient
pas la spécificité ecclésiale de leurs activités et qu'elles renforcent
leur conscience d'être des témoins crédibles du Christ auprès de
leurs frères et de leurs sœurs ».

ZF06092604 (ZENIT.org)

Publié par lacasedumandoul à 22:08:40 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

Les évêques du Tchad en visite ad limina | 23 septembre 2006

ROME,
Jeudi 21 septembre 2006 – Trois évêques du
Tchad ont été reçus par Benoît XVI jeudi matin à
Castel Gandolfo : les évêques du Tchad ont en effet
entamé cette semaine leur visite ad limina au Vatican.



Les trois
pasteurs sont Mgr Joachim Kouraleyo Tarounga, évêque de Moundou, Mgr
Edmond Djitangar, évêque de Sarh, et P. Henry Coudray, jésuite
et préfet apostolique de Mongo.



La dernière visite des évêques du
Tchad remonte à 1999 : le déclage est dû à
la célébration du Jubilé de l'an 2000.



En mai dernier, les
évêques du Tchad ont demandé « à tous de mettre
en œuvre leurs ressources pour éviter au peuple tchadien la
catastrophe nationale vers laquelle est en train de le conduire
le raidissement de position des parties en présence » (cf.
Zenit, 7 mai 2006).



La religion la plus répandue au Tchad
est l'islam. L'implantation du catholicisme au Tchad, dans les années
trente a été relativement tardive. Le Tchad dépendait alors du
vicariat catholique de Khartoum au Soudan, sous la responsabilité des
Italiens.



En 1929, deux Pères Spiritains venus de Bangui s'installèrent à
Kou, non loin de l'actuel Moundou.



C'est le 22 mars 1946
qu'un décret du Vatican a créé les trois premières juridictions
pour les Jésuites, les Oblats de Marie et les Capucins
en quatre diocèses : Fort-Lamy, Fort-Archambault, Moundou et Pala. Le
pays compte aujourd'hui huit diocèses.



Le pape Jean-Paul II a
effectué une visite apostolique au Tchad le 31 janvier 1990.


ZF06092102 (ZENIT.org)

Publié par lacasedumandoul à 08:24:21 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

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