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LA CASE DU MANDOUL

Association d'échanges culturels entre la France et le Tchad

Pour comprendre la crise au Tchad | 04 février 2008

Des combattants appartenant aux groupes rebelles sont parvenus jusqu'à la capitale, où ils assiégeaient dimanche 3 février le palais présidentiel. Les violents combats de N'Djamena ont amené l'armée française à évacuer des ressortissants étrangers du Tchad


http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2327908&rubId=1094  

Publié par lacasedumandoul à 21:38:31 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

LES TCHADIENS DE FRANCE | 08 décembre 2007

Qui sont les Tchadiens de France ?

Dossier réalisé par Naygotimti Bambé 

Le Tchad n'a pas encore enregistré les charters de ses ressortissants émigrés en France. Pas parce qu'ils n'y en existe pas. Plutôt parce que nos compatriotes résidants dans l'Hexagone se conforment relativement assez bien aux lois du pays d'accueil. Tchad et Culture s'est intéressée à ces «Africains» quelque peu particuliers, qui restent attachés à leur pays malgré leur situation.   

La communauté tchadienne en France se compose d'environ 2500 familles. Si l'on s'essaie à une classification en fonction de la raison de leur présence dans l'Hexagone, on trouvera les études, l'emploi (représentation diplomatique, organisations internationales) et, enfin, les raisons politiques. Même si cette dernière catégorie est plus nombreuse en Afrique, surtout de l'Ouest. Un autre type de classification peut également se faire en fonction de la période d'arrivée en France : il  y a ceux qui sont arrivés avant 1979, ceux qui sont arrivés après cette date et les tous derniers.

Les premiers arrivants en France le sont pour des raisons d'études grâce à des bourses obtenues par l'Etat dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale. Leur seul souci était de réussir leurs études puis de retourner chez eux pour se mettre au service de leur pays. 

D'abord les études

C'est ce qui explique qu'à la fin de leur formation, certains signaient juste des contrats à durée déterminée (CDD). Avec le temps et la précarité de l'emploi, beaucoup parmi eux ne parviennent plus à accéder aux emplois qu'ils refusaient auparavant. Un diplôme datant de plus de 20 ans et non actualisé n'est plus crédible. Pour d'autres, tout ne s'est pas passé comme souhaité. Alors, faut-il rentrer au pays sans diplômes ou demeurer en France ?

A cette époque, ils n'avaient pas beaucoup de difficultés pour se naturaliser Français.  Mais, “ leur orgueil de Tchadien les en a empêché ”.  Plusieurs se qualifient eux-mêmes de nationalistes purs et durs qui ne veulent pas changer de nationalité. Et, comme le dit l'un d'entre eux, “ le Tchadien n'est pas aventurier dans l'âme comme les ressortissants des  pays côtiers de l'Afrique ”.

Pourtant, la naturalisation leur permettrait l'accès à certains droits et avantages. Les Africains des pays côtiers, eux, l'ont compris : ils se sont installés, se sont mariés (à des françaises ou non), se sont acheté des maisons et mènent une vie correcte. Aujourd'hui, certains jeunes sont bien amères avec leurs aînés à cause de cela. “ Etre Français n'enlève rien à ce qui, en moi, est tchadien. Cela ne m'empêche pas d'aider, et même mieux, mes frères qui vivent au Tchad, d'accueillir ceux qui arrivent en France, et de vivre à l'abri des tracasseries pour me consacrer à l'essentiel ”. Notre interlocuteur cite un exemple : “ Un jour, c'est mon épouse qui a dû aider un frère de chez moi en lui donnant le nom du haricot dans notre langue.  Voilà ce à quoi conduit le fait de se couper volontairement de ses origines, sans pour autant être parvenu à intégrer votre terre d'accueil ”.

Certains parmi ces premiers arrivants en France regardent le Tchad avec les yeux des années soixante-dix. Pour eux, le pays n'a pas changé, même pas dans le milieu des jeunes. On en trouve qui rêvent de rentrer au pays pour y convoler en justes noces avec des jeunes filles de chez eux, “ comme si le pays avait arrêté de tourner pour les attendre ”. Après une bière, lorsqu'on parle du pays, ils répondent : “ Non, vraiment,  tu sais... C'est du passé, ça !” Les amis d'enfance ?  “ Ah, oui, je me rappelle, mais vaguement... ”,  etc. 

Victimes de la guerre et de l'instabilité politique

La deuxième vague date de la guerre civile de 1979. Lorsqu'elle a éclaté, toutes les structures de l'administration ont volé en éclat. Chez certains a germé l'idée de fuir cette guerre et d'aller poursuivre leurs études ailleurs, en attendant que le pays retrouve sa stabilité. Ils ont eux-mêmes recherché leur bourse ou l'ont obtenu, pour certains, grâce au Gouvernement d'Union Nationale de Transition (GUNT). Ceux dont la bourse le permet ont fait venir leurs proches, même si cela n'a pas atteint le niveau d'autres ressortissants africains comme ceux du Sénégal ou du Mali. “ Le Tchadien s'assure d'abord lui-même du strict minimum avant de penser aux autres ”, contrairement aux autres qui s'en privent pour investir au pays ou au profit des leurs. “ Avant d'investir au pays, il faut que celui-ci soit fiable et offre les opportunités à ses fils de pouvoir investir”. De plus , ajoute-t-on,  dès que tu envoies un peu d'argent au pays, les parents l'utilisent à leurs propres fins car, il savent  que tu ne peux pas les faire mettre en prison pour cela. 

La naissance du goût de l'aventure

Aujourd'hui, l'idée de l'aventure naît chez les jeunes tchadiens. C'est ici que se retrouve la troisième catégorie. La précarité de la vie, l'absence de débouchés et les injustices de tout genre subies au Tchad ont poussé les jeunes à la recherche de possibilités d'émigration. Même si la raison première avancée reste les études, il y a aussi la volonté de se mettre à l'abri, d'avoir les possibilités d'exercer sa profession ailleurs. Beaucoup s'en sortent plutôt bien car ils se sont préparés à affronter toutes les difficultés.

L'instabilité politique est l'une des raisons de la présence en France de beaucoup de Tchadiens. Malgré cela, l'espoir de retourner au pays se lit dans les visages, même 20 ans après. Mais le Tchad n'a pas changé et la situation socio-économique demeure bien désastreuse.

L'écrasante majorité des Tchadiens vivant en France sont des diplômés. Ils se retrouvent dans plusieurs secteurs de la vie. Mais la loi du marché a contraint certains à se reconvertir dans des secteurs qui présentent encore des ouvertures. Il faut bien vivre. Aujourd'hui, on compte parmi la colonie tchadienne des sans domicile fixe (SDF). A force de se contenter de petits boulots précaires, les difficultés s'enchaînent. Car, pour avoir un logement, il faut disposer de ressources et donc présenter une fiche de paie. Pour avoir sa fiche de paie, il faut avoir ses papiers en règle (carte de séjour, par exemple) et un emploi. Et l'on sombre vite dans la situation de SDF. 

Dans le secteur de la santé, par exemple, une grande vague de médecins est venue des pays de l'Est. Mais si, au début, ils pouvaient accéder assez facilement à un emploi, la loi Simone Veil, alors ministre de la Santé, a un peu freiné cette tendance. Ladite loi a non seulement imposé le passage d'un concours pour être accepté comme interne des hôpitaux, mais ce concours ne donne accès qu'au statut de praticien contractuel adjoint. Après quoi, il faut à nouveau passer le concours de praticien hospitalier.

La France abrite aussi des opposants politiques. Il y en a qui sont restés en France parfois pour raison familiale ou parce que ayant milité dans les mouvements étudiants, ils n'étaient pas en odeur de sainteté avec les pouvoirs d'alors qui leur ont coupé les bourses. Pour leurs compatriotes, les réfugiés politiques ne font pas entendre la voix de l'opposition. “ On est tenté de les qualifier de réfugiés économiques parce qu'ils ne jouent pas leur rôle à l'exemple des Ivoiriens, Algériens, Iraniens, Congolais ”. Ceux-là sensibilisent leurs compatriotes et l'opinion française, envoient des correspondances, distribuent des tracts. Les Ivoiriens, par exemple, ont lancé une pétition contre la politique de l'ivoirité en 1999. Certains ont presqu'élu domicile au Trocadéro dans le XVIe arrondissement. Chez les Tchadiens, rien de tout cela, déclarent certains. 

Une communauté discrète

Comment les Tchadiens de France sont-ils informés de ce qui se passe au pays ? Par le téléphone, Internet, le mail, par certains journaux ou par des compatriotes arrivant du Tchad. “ L'idéal, déclare l'un d'entre eux, ce serait d'avoir un journal ”. Et comment joindre les Tchadiens de France ?  “ Par le bouche-à-oreille, comme au village ”. Il y a quand même le téléphone !  “ Mais, dit un compatriote, le Tchadien est un homme replié sur soi, méfiant et qui a peur que l'on raconte sa vie en France. Pourtant, même si la plupart ne vivent pas sur l'or, nous ne gagnons pas trop mal et dignement notre vie et dans le respect des lois de notre pays d'accueil ”.

Et la représentation diplomatique tchadienne en France ? Elle n'a pas l'initiative des contacts et les Tchadiens eux-mêmes déclarent ignorer ce qui s'y passe. L'un de nos interlocuteurs dira qu'il est en France depuis 3 ans et demi, un autre depuis dix-sept ans, mais, aucun n'a jamais reçu la moindre correspondance  de l'ambassade du Tchad à Paris. Ils reprochent au personnel de la représentation sa nonchalance, voire un quasi-mépris lorsqu'ils s'y rendent pour l'établissement de certains documents administratifs.  Conséquence : “ il vaut mieux l'ignorer”.

N.B. 

 

SOURCE: TCHAD ET CULTURE

Publié par lacasedumandoul à 21:17:06 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

COMBATS DANS L'EST DU TCHAD | 26 novembre 2007

Combats dans l'Est du Tchad entre l'armée et les rebelles de l'UFDD
TCHAD - 26 novembre 2007 - AFP
Des combats ont éclaté lundi matin dans l'est du Tchad entre l'armée tchadienne et une rébellion signataire d'un accord de paix avec les autorités de N'Djamena, l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), a-t-on appris de sources rebelle et militaires.

 

"Les combats se déroulent depuis ce (lundi) matin et se poursuivent", a déclaré à l'AFP le président de l'UFDD Mahamat Nouri, joint sur téléphone satellitaire.

Des sources militaires interrogées par l'AFP ont confirmé qu'il y avait des accrochages entre les forces gouvernementales et les rebelles de l'UFDD depuis le début de matinée.

L'armée et les rebelles s'affrontent entre Abou Goulem et Am-Zoer, deux localités situées à moins d'une centaine de kilomètres à l'est d'Abéché, la principale ville de l'est du Tchad, en direction de la frontière soudanaise.

L'UFDD, l'une des principales rébellions hostiles au président tchadien Idriss Deby Itno, avait signé le 25 octobre à Syrte, en Libye, en compagnie de trois autres groupes armés, un accord de paix avec les autorités de N'Djamena dont la mise en oeuvre n'avait pas commencé.

Dimanche, le gouvernement tchadien avait accusé les chefs de deux rébellions tchadiennes d'avoir violé cet accord de paix, en attaquant samedi une localité de l'est tchadien.

"Après leur déclaration à la presse remettant en cause l'accord de Syrte, Mahamat Nouri et Timan Erdimi ont pris la lourde responsabilité de violer cet accord de paix", a affirmé le gouvernement. dans un oommuniqué

Mahamat Nouri, président de l'UFDD, et Timan Erdimi, chef du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), avaient accusé vendredi N'Djamena de n'avoir rien fait pour mettre en application l'accord de Syrte et prévenu que le cessez-le-feu deviendrait caduc à compter de dimanche.

"Leurs éléments ont franchi la frontière Tchad-Soudan pour attaquer des gendarmes chargés de la protection des camps de réfugiés dans quelques petites localités frontalières dont Hadjer Hadid" samedi matin, selon le communiqué du gouvernement.

Un échange de tirs a brièvement opposé samedi après-midi un groupe d'hommes armés à des gendarmes tchadiens à Hadjer Hadid, à une centaine de km à l'est d'Abéché, principale ville de l'est tchadien, selon des sources concordantes.

Un responsable de l'UFDD, interrogé par l'AFP, a admis que certains de ses éléments étaient impliqués dans l'incident, qui a été qualifié de "mineur" par une autorité locale.

"Ce sont bien nos troupes (qui sont concernées), mais ce n'est pas une attaque. Nos troupes étaient juste à la recherche d'un point d'eau", a-t-il déclaré sous le couvert de l'anonymat, sans donner plus de précisions.

Publié par lacasedumandoul à 22:00:22 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

ALLARABAYE Osée | 01 novembre 2007

FORMATION

2003-2005 : Etude en BTS Assistant Secrétaire Trilingue à l'Institution Saint-Louis.

1999-2000 : Baccalauréat littéraire (mention assez bien) à Koumra, Tchad.

EXPERIENCES PROFESSIONNELLES

Fonction actuelle : Stratifieur chez ETS Rocher à Saumur

2006-2007 :Parqueteur en bâtiment ( Région parisienne : toutes pauses).

2003-2004 : Peinture, maçonnerie, platerie et travaux d'entretien à l' Institution Saint-Louis de Saumur

2002-2003 : Responsable et formateur de moniteurs de centres d'alphabétisation pour adultes (région du Mandoul-Tchad)

2001-2002 : Serveur au bar dancing « MOONLIGHT ».à Sarh-TCHAD

1997-1998 : Accrochage et décrochage des pièces détachées à TCHAMI TOYOTA à N'djaména (Tchad).

1992-2003 : Travaux agricoles et culture maraîchère (coton, mil, arachides, légumes...), élevage

TRAVAUX SAISONIERS

Eté 2007: Serveur au restaurant le Camp des Girafes de Doué-la-Fontaine (mise en place, prise de commande,

service à l'assiette, navette).

Eté 2007 : Eclaircissage, attache et cueillette des pommes à Saint Lambert-Saumur

Eté 2005 :Serveur au restaurant le Calao de Doué- la –Fontaine (mise en place, prise de commande, service à

l'assiette, préparation des dessers, vente des boissons).

Eté 2004 : Cueillette des pommes à Saint Hiller Saint-Florent (Saumur)

STAGES EFFECTUES

Avril 2005 : Salon Assist Expo : Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris.

Juin 2004 : « Assistant Secrétaire trilingue» à l'hôtel de ville de Saumur ( prise de RDV téléphonique, traitement

de texte, chargé de courrier, accueil, traduction des documents en anglais)

Mai 2002 : «Secrétariat d'édition du livre» à Tunis-Tunisie: saisie, préparation des maquettes des livres et correction par la méthode des codes typographiques.

Décembre 2001 : Métier du livre : «Stratégie pour la pérennité d'une entreprise d'édition» à Brazzaville (Congo).

LANGUES PARLEES

Français (courant), Anglais (bilingue)

Espagnol (débutant)

DIVERS

Teinture traditionnelle (bogolan), animation d'ateliers pour les femmes (artisanat, bricolage, éducation, musique, danse...),Volley Ball, arts martiaux, athlétisme, lutte tchadienne.

Publié par lacasedumandoul à 13:03:45 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

L'INITIATION AU TCHAD | 29 octobre 2007

L'initiation est une pratique commune à plusieurs communautés ethniques du Tchad. Chez les Saras, l'initiation est systématique et obligatoire chaque 10 ans, ouvre la voie vers des connaissances plus approfondies.

 Les, groupes de l'ethnie Sara, sont localisés au Sud du Tchad, au Nord de la République centrafricaine, les Saras pratiquent l'initiation ou « YO-NDO » comme mode de formation de leurs enfants. Le « YO-NDO » est obligatoire pour tous sauf chez les protestants et les musulmans pour des raisons religieuses.

Le « YO-NDO » est le passage de l'adolescent à l'adulte. durant toute la durée de la formation, l'initié ne doit avoir aucun contact avec une femme, même pas avec sa mère et ses sœurs ni avec les non initiés.

Les jeunes recrues entrent en brousse sous la direction des chefs de l'initiation. Ils vont camper loin du village pour la durée de leur formation. Ils ne reviendront à la vie active qu'un mois après, avec un nouveau nom et un langage nouveau (langage de l'initiation). Le nouveau nom sera donné à chaque initié généralement au cours de la dernière semaine de formation, par les sages. Ce nom que portera désormais l'initié symbolise ses aptitudes, son caractère, sa manière de servir et de se comporter pendant la période de sa formation. Chaque nom a une signification.

Par exemple : « ALLADOUM » veut dire : Dieudonné

La sortie des initiés est un très grand jour de fête populaire dans tout le village.

Les initiés, revenus au village après un mois  d'absence, sont soumis à des danses initiatiques. Ils portent des masques.

Sorti de cette formation, l'initié, entre de plein-pied dans la classe des hommes. Dans la société Sara celui qui n'est pas initié pour une raison quelconque, un cas de force majeure par exemple, sera toujours considéré comme « KOY » (hibou) jusqu'à ce qu'il soit initié afin d'accéder au rang des hommes initiés.

 

Publié par lacasedumandoul à 21:22:02 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (1) |

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