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LA CASE DU MANDOUL

Association d'échanges culturels entre la France et le Tchad

Les Noirs seront interdits dans les bistrots de Pékin pendant les JO | 29 juillet 2008

A quelques semaines du lancement de la grand-messe olympique, la lutte contre les “fauteurs de troubles” potentiels s'amplifie. A Pékin, des propriétaires de bars viennent de recevoir l'ordre de ne plus servir les Noirs.

En contradiction avec le slogan officiel des Jeux – One World, One Dream –, les autorités chinoises préparent secrètement l'interdiction d'entrée dans les bars de la capitale aux Noirs et aux autres populations “socialement indésirables“.

Les propriétaires de bars situés dans le centre de Pékin ont déclaré au quotidien South China Morning Post qu'ils avaient dû, sous la contrainte du Bureau de la sécurité publique, signer un document dans lequel ils promettaient de ne pas laisser entrer les Noirs dans leurs établissements.

“Des responsables du Bureau de la sécurité publique sont venus ces jours-ci, en civil, pour me demander de ne pas servir les Noirs et les Mongols“, a déclaré au journaliste du South China Morning Post le copropriétaire d'un bar au style occidental qui a souhaité conserver l'anonymat. Selon les propriétaires de ce bar, les autorités de la capitale sévissent contre les Noirs et les Mongols afin de réprimer le trafic de drogue et la prostitution à la veille des Jeux.

Quelques mois auparavant, la police pékinoise avait lancé une opération d'envergure contre les Noirs, habitués des bars du district de Sanlitun, le quartier des expatriés de Pékin où se concentrent les bars occidentaux.

Le document qu'ont dû signer les tenanciers de bars de Sanlitun ne se limitait pas à l'interdiction de servir les Noirs ; ils devaient également promettre de suspendre certaines activités. Ils ont pu conserver des copies de ce document, à l'exception des pages concernant l'interdiction de servir les Noirs. Les autorités se méfieraient des accusations de racisme que pourrait déclencher la révélation de telles mesures.

Au cours des dernières décennies, la présence de Noirs dans les grandes villes du pays a suscité des réactions violentes de la part des Chinois. Régulièrement, des manifestations réunissant des centaines de milliers de personnes sont organisées pour protester contre la présence des étudiants africains. On reproche à ces derniers de sortir avec de jeunes Chinoises.

Source: Courrier International

Lien intéressant: South China Morning Post

Publié par lacasedumandoul à 16:47:42 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

LA GUERRE SAINTE AU SUD DU TCHAD | 11 juillet 2008

TCHAD - 2 juillet 2008 - AFP

Un chef islamiste, "gourou suicidaire" voulant "propager la guerre sainte jusqu'au Danemark" a provoqué dimanche la mort dans le sud du Tchad de 68 adeptes et de 4 gendarmes, en refusant de se rendre après avoir investi un village et brûlé ses cases et églises.

"C'est ce que le Coran m'a dit de faire. Tout musulman doit faire la guerre sainte", a affirmé Cheikh Ahmet Ismael Bichara, âgé de 28 ans et originaire de Mongo (centre du Tchad) lors de sa présentation mercredi à la presse à N'Djamena où il a été transféré après son arrestation.

Petite barbe, taille moyenne, djellabah blanche, le Cheikh, menotté, paraissait tranquille et détaché, sûr de son fait, selon le correspondant de l'AFP présent au commissariat central où ont également été présentés 7 de ses lieutenants.

"Je demande à tous les musulmans de se préparer pour engager une guerre sainte contre les chrétiens et les athées. Moi et mes hommes, nous sommes organisés pour déclarer une guerre sainte au Tchad jusqu'au Danemark", a-t-il écrit dans un manifeste lu aux journalistes sans préciser si l'attaque avait pour motivation la publication de caricatures du prophète Mahomet dans la presse danoise.

Dimanche, quelque 700 fidèles du Cheikh Ahmet Ismael Bichara "ont investi" la localité de Kouno (300 km sud-est de N'Djamena) "brûlant 158 cases, quatre églises, un dispensaire et la gendarmerie", selon le le ministre tchadien de l'Intérieur Ahmat Mahamat Bachir

Une mission officielle "a été dépêchée" sur les lieux mais le prédicateur se disant "envoyé de Dieu et n'ayant pas à discuter avec l'Etat", a refusé de la recevoir, selon le ministre.

Le cheikh a même lancé l'assaut contre la délégation. "C'est alors que les gendarmes pour se défendre ont d'abord tiré des gaz lacrymogènes, mais en face d'eux les assaillants étaient armés de gourdins, de flèches empoisonnées et de sabres", a expliqué le ministre pour justifier l'utilisation d'armes à feu.

"Les forces de l'ordre ont également pu libérer 90 femmes et 121 enfants pris en otage par ce jihadiste", a poursuivi le ministre de l'Intérieur.

Quatre gendarmes ont également été blessés.

De source officielle, Ahmet Ismael Bichara a "fréquenté différentes écoles coraniques": "Il a versé dans l'extrémisme, et il est en désaccord avec le Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad. Lui et ses fidèles se sont enfermés dans leur raisonnement de faire la guerre sainte. C'est le type de gourou suicidaire".

"C'est cette attitude qui les a poussés ses adeptes et lui à lancer son assaut contre les forces de l'ordre", a estimé le ministre de la Communication Mahamat Hissène.

"Il a tourné tout le monde en dérision. Il croit parler avec le prophète", a quant à lui affirmé Jean Alingvué Bawoyeu le ministre de la Justice. Il a ajouté qu'une "enquête judiciaire est ouverte, une équipe d'enquêteurs est envoyée sur le terrain pour faire toute la lumière et le jugement sera fait devant le peuple tchadien".

"Je lance un dernier avertissement, en leur demandant de se conformer à la Constitution. Le Tchad est un Etat laïc, un et indivisible. Je mets en garde quiconque qui sortirait de ce cadre de la laïcité de l'Etat", a encore averti le ministre de l'Intérieur.

Avec 9,9 millions d'habitants dont 80% vivent en zone rurale, le Tchad, un des pays les plus pauvres de la planète, est déjà secoué par des rébellions sporadiques à l'est qui tentent régulièrement de renverser le gouvernement.

L'attaque s'est produite dans le sud animiste chrétien. Le nord est à prépondérance musulmane. Jusqu'à présent, les différentes communautés religieuses, musulmane et chrétienne, cohabitaient plutôt pacifiquement, souvent dans les mêmes villages. Les deux religions sont présentes à Kouno.

 

SOURCE : JEUNE AFRIQUE

Publié par lacasedumandoul à 19:33:10 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

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