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LA CASE DU MANDOUL

Association d'échanges culturels entre la France et le Tchad

La violence ne peut jamais régler les différends, mais le dialogue | 19 mai 2006

ROME, Jeudi 18 mai 2006 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI a plaidé pour « la fin des violences » au Tchad et pour que « vienne le temps de la réconciliation », puisque la violence « ne peut jamais régler les différends ».

Benoît XVI a en effet reçu ce matin au Vatican le nouvel ambassadeur du Tchad près le Saint-Siège, M. Moukhtar Wawa Dahab qui lui présentait ses lettres de créance et lui a remis un message dans ce sens (cf. Ci-dessous in « Documents » pour le texte intégral en français).

« En faisant allusion à la situation difficile que connaît actuellement votre pays, vous avez souhaité, Monsieur l’Ambassadeur, qu’une véritable paix s’y instaure de façon définitive. La paix est une aspiration profonde, présente au cœur de tout homme », soulignait le pape.

Il recommandait : « Il est donc indispensable que tous se sentent engagés à la réaliser de manière authentique et durable, sur des bases solides et justes. Pour cela, le dialogue et la concertation entre toutes les parties concernées sont essentiels. Ils favorisent le bien commun de la nation, en évitant de recourir aux armes pour surmonter les différends, que la violence ne peut jamais régler ».

Le pape soulignait le rôle indispensable du dialogue en ces termes : « En effet, le dialogue est un acte de confiance en tout homme, qui porte en lui la capacité de dépasser les divisions, et c’est lorsque le dialogue n’existe pas que la paix est menacée ».

Par ailleurs, Benoît XVI se réjouissait que le pays soit « engagé dans la consolidation du processus démocratique ».

« Il s’agit, disait-il, d’une démarche de longue haleine, qui nécessite en particulier l’acceptation par tous d’un certain nombre de valeurs, comme la dignité de la personne humaine, le respect des droits de l’homme, le bien commun comme fin et critère de régulation de la vie politique et sociale (cf. Compendium de la doctrine sociale de l’Église, n. 407) ».

« En effet, la personne humaine doit être au centre de toute la vie sociale. Les responsables de l’État et l’ensemble des Autorités civiles ont pour mission de servir les citoyens, en recherchant et en mettant en œuvre ce qui peut contribuer à la bonne marche de la société, selon les principes de la justice », insistait le pape.

Benoît XVI insistait sur la juste distribution des richesses en disant : « Aussi est-il essentiel que la richesse produite par l’exploitation des ressources naturelles soit gérée de manière toujours plus transparente, afin qu’elle soit effectivement utilisée pour le développement intégral et solidaire de la population, et pour l’amélioration de ses conditions de vie ».

Pour l’Église catholique, ajoutait le pape, « une paix véritable n’est possible que par le dialogue fondé sur le pardon et la réconciliation, ainsi que sur le respect des droits de chacun ».

« Toutefois, précisait le pape, elle est aussi convaincue que cela n’exclut pas la nécessité de tenir compte des exigences de la justice et de la vérité, qui sont des conditions d’une authentique réconciliation ».

le pape disait donc souhaiter « un véritable dialogue entre toutes les parties concernées » de façon à ce que « cessent toutes les violences et arrive le temps de la réconciliation, afin de donner à tous les Tchadiens de vivre paisiblement et de construire ensemble une société toujours plus fraternelle et plus solidaire ».

« Pour y parvenir, je souhaite aussi que tous les gouvernants de la région mettent au centre de leurs préoccupations une détermination ferme et assurée en faveur de la paix et de la justice pour le bien de leurs peuples et favorisent entre ceux-ci des relations de bon voisinage et de solidarité », insistait benoît XVI.

A la communauté catholique du Tchad, le pape disait : « Je l’invite à demeurer unie autour de ses Pasteurs et à travailler ardemment à la réconciliation et à la paix ».

M. Moukhtar Wawa Dahab est né en 1950 a Mongo, il est marié et a cinq enfants. Il est pharmacien de formation, et s’est ensuite spécialisé en Gestion, lors de ses études au Maroc. Il a entre autres été ministre de la Communication et porte parole du gouvernement de son pays (2001-2004). Depuis juillet 2004, il est ambassadeur à Paris, où il réside.
ZF06051802

Publié par lacasedumandoul à 11:02:10 dans ACTUALITES DU TCHAD | Commentaires (0) |

contes du Tchad | 18 mai 2006

En 1996, L'imprimerie du Tchad a édité deux livrets pour l'alphabétisation (Tome 1 & 2). Nous avions travaillé huit contes traditionnels tchadiens (plus beaucoup d'autres restés à l'état d'ébauche) avec Maurice Fournier, linguiste et formateur depuis 1962 au Tchad, spécialement pour faire apprendre aux enfants et adultes avec qui nous travaillions, le français oral, la lecture et l'écriture à partir du sara (langue locale). Ainsi ils pouvaient ensuite apprendre à écrire le français et son orthographe toute particulière. La méthode marche très bien, nous avons eu de très bons résultats, rapides et bien plus efficaces que ceux des écoles traditionnelles où ils apprennent la lecture et l'écriture directement à partir du français qu'ils ne connaissent pas. Nous avions construit un pré-syllabaire, un syllabaire et un recueil de 8 contes en bande dessinée, tout cela photocopié, en 1993. De retour en France, j'ai refait tous les dessins pour avoir les recueils en couleur, et voilà le résultat ...

Thomas Richard Scorfa

Publié par lacasedumandoul à 18:10:39 dans REALISATIONS EFFECTUEES | Commentaires (0) |

RESPONSABLE DU PROJET | 18 mai 2006


Je m’appelle ALLARABAYE Osée. J'ai travaillé pendant 3 ans au sein de L'AAEC/GAFA en tant que
responsable et formateur de moniteurs de centres d’alphabétisation pour adultes (région du Mandoul-Tchad) avant de venir poursuivre des études en BTS AST au lycée Saint Louis de Saumur (France) de 2003-2005 puis, en 2006 un B.P.R.E.A (Brevet Professionnel Responsable d'Exploitation Agricole) au Centre de Promotion Social Elevage de Canappeville en Haute Normandie.

Durant mon séjour en France, j'ai travaillé en collaboration avec Nathalie et Thomas RICHARD pour la création de « La Case Du Mandoul »

Publié par lacasedumandoul à 10:58:18 dans PRESENTATION DE L'ASSOCIATION | Commentaires (1) |

Du président | 17 mai 2006

L'idée de créer cette association est née de l'amitié et des échanges qui nous ont liés à deux amis tchadiens. Tout a commencé en 1993, lorsque Thomas (secrétaire de l'association) est parti en coopération dans le sud du Tchad et a travaillé pour l'alphabétisation avec le père Maurice Fournier (linguiste). A son retour en France, il a continué à travailler avec le père Maurice à la publication de manuels de lecture et de recueils de contes tchadiens illustrés. Il a aussi rencontré au Tchad Osée ALLARABAYE et Jean-Camille KLADOUMNGUE qui sont venus étudier deux ans dans notre ville, Saumur. Nous avons alors ensemble dessiné un premier profil d' association dont le but principal est de favoriser des échanges entre Saumur et la région du Mandoul en utilisant Internet comme mode de communication.

Aujourd'hui, le projet est en marche. Plusieurs actions se dessinent et des liens commencent à se tisser entre nos deux contrées.

DIVERS PROFILS

1) CORRESPONDANCES

Correspondances de groupe à groupe ou d'individu à individu. Exemples : écoles, collèges, lycées, groupements d'artisans, paroisses, ... ou pour les échanges individuels : enfants, mères de familles, personnes de diverses professions, ... Nous avions déjà tenté de faire correspondre deux classes d'enfants il y a deux ans, mais le courrier était trop lent et trop incertain. Aujourd'hui, l'école Sainte Thérèse de Koumra et l'école communautaire de Goundi Djague correspondent via Internet respectivement avec l'école de Chacé et l'école ND de la Visitation de Saumur. C'est très prometteur.

2) DONS

Diverses actions ont été effectuées à Saumur avec des lycéens pendant 3 ans : ventes de gâteaux, services de repas, « bol de riz », animation de soirée, petit concert de tamtam et balafon, vente d'objets tchadiens. Nous en projetons de nombreuses autres ...

3) COMMERCE ÉQUITABLE

Vente de produits fabriqués dans le Mandoul : artisanat, art, alimentation, cosmétique, vêtements,… basée bien-sûr sur les principes du commerce équitable.

4) AIDES AUX MICRO-PROJETS TCHADIENS

Accompagnement financier, logistique et/ou humain d'actions tchadiennes comme nous l'avons fait pour les projets de l'AA.EC/GAFA (voir le site de cette association) : aides financières, publications de livrets, illustrations de ces livrets, formation de jeunes.

5) CONSTRUCTION D'UN SITE DANS LA REGION DU MANDOUL

Un autre aspect important de cette association est le projet de mettre en place un site de l'association dans la ville de Goundi, la construction a d'ailleurs déjà commencé. Ce centre sera équipé de matériel informatique qui permettra entre autres de recueillir et transmettre les documents pour les correspondants non- équipés.

Il sera constitué de divers bâtiments (constructions traditionnelles dans la mesure du possible), qui abritera à terme les salles suivantes : accueil, café, salle informatique, salle de classe, bibliothèque, magasin, maison de gardien, cuisine, …et un cinéma de plein air au milieu des cases.

Le centre pourra ainsi recevoir toutes sortes de groupes ou d'individus pour qu’ils disposent de la salle informatique (pour correspondances, formation, navigation sur Internet,…) et du cinéma pour des projections en tout genre (fictions, documentaires, informations,…).

Le centre sera aussi équipé de Webcams, (exemple : filmer les produits du magasin pour le commerce équitable, des personnes en formation, des musiciens, des correspondants, des personnes qui parlent de la situation actuelle chez eux, …), consultables sur le blog de l'association.

Grâce à cette mise en lumière, nous voulons pouvoir offrir à tous ceux qui participent aux actions de l'association (donateurs, correspondants, ...) une grande liberté d'action puisqu'ils auront accès à une large palette de micro-projets, et surtout la joie de voir s'édifier le fruit de leur investissement en toute transparence.

 

Nous ne devons pas perdre de vue que l’essentiel est l’amitié franco-tchadienne pour la promotion des actions visant à l’amélioration des conditions de vie et à la sauvegarde des patrimoines tchadiens, ce qui passe par l’alphabétisation et la formation. Mais aussi pour élargir et enrichir le regard des uns et des autres.

Publié par lacasedumandoul à 19:02:59 dans PRESENTATION DE L'ASSOCIATION | Commentaires (0) |

Du secrétaire | 15 mai 2006

Bonjour ! Je m'appelle Thomas Richard. J'ai passé 2 ans au sud du Tchad (Goundi puis Sarh), au temps où nous avions la chance de devoir tous servir notre pays de différentes manières (j'étais VSN de 1991 à 93). J'ai connu là bas de nombreux amis, dont Maurice Fournier, jésuite missionnaire, Jean Camille Kladoumngué et Osée Allarabaye avec qui nous avons fondé cette association.

Publié par lacasedumandoul à 21:32:23 dans PRESENTATION DE L'ASSOCIATION | Commentaires (0) |

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